montrer/cacher


 

Qu’est-ce que je montre et qu’est-ce que je cache? À quel point ce qui est caché apparaît en creux, est plus évident, visible que ce qui est montré? Est-ce que, à partir d’une partie, entraperçue, automatiquement l’esprit tend à recomposer le tout? À quel point nous en tenons-nous simplement à ce qui est donné à voir?

au sol...


 

Impossible de ne pas me demander qui est mort. Et si c’était moi? Nous?

légèreté


 

Être léger est de plus en plus difficile. Et de moins en moins décent. En même temps, c’est parfois le seul moyen que nous avons d’éviter la chute.

racolage sur les internets publics…


 

Déformé, comme si l’IA avait raté son coup alors que je ne suis même pas retouché, je m’aime bien sur cette photo quelque peu racoleuse.

Ecoutez, je vais pas faire semblant de pas aimer les rares fois où je me trouve vaguement bonnasse non plus, hein!  Pourquoi pas écrire une petite phrase toute faite à haute portée philosophiquement creuse tant qu’on y serait?

bruxelles


 

À quel point notre ville, ce qu’on connaît le mieux en général, est plus beau dans les yeux d’un étranger? À quel moment est-ce qu’on arrête de regarder pour ne plus voir que ce qui ne va pas?

changer


 

Il est peut-être temps que je me réinvente. 


Me couper les cheveux autrement ? Ah, ben non, ça serait un peu compliqué, ça…

ombellifère



Il paraît que c’est un mot qu’on ne dit plus mais enfin, à force de lire des vieux livres et en ne rajeunissant pas moi-même, peut-être finis-je par parler comme un vieux ? Et de toute façon, si Balzac a dit ombellifère dans César Birotteau, je peux bien m’autoriser ce petit plaisir, non?

obsession du moment


 

L’album else de Cha Eun-Woo que je n’avais pas trouvé terrible à sa sortie. Six mois plus tard, je peux l’écouter en boucle en ayant envie de danser comme une petite sotte. Et regarder les vidéos parce que Cha Eun-Woo est loin d’être ce qui peut arriver de pire à l’écran de mon iPad…



en été...


 

Parfois, tout ce qu’on veut, c’est se poser et se foutre à poil. Et ça ne devrait pas être un problème. Pour personne.

en l'air...

bruxelles, place de la liberté, hôtel empain

 

A Bruxelles, il faut regarder un peu en l’air pour trouver du charme à la ville parfois. Je passe souvent devant ce bâtiment et ce que j’aime, c’est qu’il ne « fasse pas Bruxelles » justement. Qu’il soit loin des clichés flamands, gothique, art nouveau, etc…

épaules


 

Y a-t-il un lien entre apprécier enfin de les travailler et trouver qu’elles ressemblent enfin à quelque chose ? C’est possible…

fuck


 

Je me parfume comme une petite bourgeoise, mon fantasme absolu étant la femme de notaire en province, pensez à Stéphane Audran dans un film de Chabrol, mais mes bijoux disent bien que je ne suis pas une dame.

plus


 

Ce n’est pas toujours plus mais la progression est quand même assez régulière et c’est une petite fierté. (Si, mon propre poids, c’est un peu toujours plus mais on s’en fout de ça !)

le secret du glow?


 

Aller à la salle de sport pendant la canicule sans retirer son sleeping mask, suer sur les machines, faire le selfie ET VOILA ! 

livres


 

Jamais sans mon livre. Même quand je sais pertinemment que je ne lirai pas. Simplement, il me faut un livre près de moi. Sur ma table de chevet, dans mon sac. C’est mon objet transitionnel, il me suffit de savoir qu’il est là pour être rassuré. (Mais quand même, je lis vraiment, je vous rassure !) 

nuit


 

La nuit et l’obscurité n’existent quasiment plus dans les villes. Elles sont devenues des biens précieux, des trésors à choyer, des joyaux désirables. Rien ne donne une si troublante sensation de disparition et d’inconnu. La menace de ne pas voir l’autre ou la sécurité de ne pas être vu par lui?

à quoi tu penses?


 

Comme la plupart des muses préraphaélites, quand j’ai l’air pensif, profond, c’est que, généralement, je réfléchis à ma liste de courses -ne pas oublier de racheter du lait- ou je me demande si j’ai bien éteint en quittant la maison. Parfois, je m’interroge « ai-je besoin d’une paire de mocassin en plus ? » mais ce niveau de mysticisme est quand même assez rare, je dois bien l’admettre.

pensées


 

Je refuse qu’il y ait quoi que ce soit de vivant chez moi, je refuse de m’occuper de la moindre plante. Arroser l’érable du Japon sur la terrasse est le maximum qu’on puisse espérer de moi. Les plantes et les insectes, je les tue. Pas les gens et les chiens, mais uniquement parce que je me retiens. Mais j’adore les fleurs. Et je suis sincèrement reconnaissant envers les gens qui ont des jardins bien entretenus, de jolies jardinières à leurs fenêtres et balcons. Pour moi, ce qu’ils font relève de l’exploit et d’une forme de générosité que j’apprécie et admire.

sommeil artificiel

 



Je ne sais plus quand j’ai commencé à prendre des somnifères. Au XXème siècle, c’est certain. J’ai tout testé -en passant les possibilités en revue, j’ai bien vu que mon médecin était impressionné- et rien n’est vraiment efficace. Rien n’apaise ma nervosité.




En réalité, j’ai presqu’arrêté, pas parce que je n’en ai pas/plus besoin mais parce que rien n’est vraiment efficace. D’ailleurs mon médecin traitant ne rechigne pas à m’en prescrire parce que sur une année, j’ai une consommation très basse. J’en prends quand c’est « nécessaire. » De fortes doses pour m’assommer quand j’en suis au stade où je ne dors plus du tout. Pas une nuit sans dormir, non, bien plus que ça, après des nuits de deux ou trois heures. L’insomnie, ce n’est pas juste une mauvaise nuit.



S’il y a une chose que je ne supporte pas, c’est qu’on vienne me faire la morale sur le sujet. Où qu’on me prodigue des bons conseils ou des jugements à l’emporte pièce de type « mais fais une bonne séance de sport qui te fatigue vraiment et tu dormiras » parce que, surprise : non, ce n’est pas aussi simple.

motivation


Une nouvelle paire de chaussures, un nouveau short et je suis à nouveau motivé. Vous me trouvez désespérant ? Moi aussi. Peut-être que j’aune bonne excuse pour me démotiver ? C’est pour le bien de l’environnement ?  Parfois ma propre frivolité m’effraie mais j’arrive généralement assez bien à ne pas y penser. 

sans


 

Étrangement, sans lunettes, je me reconnais à peine. 

(En photo. En vrai, je ne me vois même pas dans le miroir.)

3 a:m


 

À trois heures du matin, je ne dors, pas. Je suis insomniaque. Je vais à la salle. Alors, les reportages au jt sur ces courageux supporters qui se sont levés pour regarder le match et vont travailler après une nuit d’insomnie, ça ne m’impressionne pas. Et j’aimerais qu’on emploie pas le terme « insomnie. » 

cachez ce sein...


 

Quand t’es un mec, tu peux te foutre à poil à peu près n’importe où à condition de pas sortir ta bite (et encore !) Tu te feras jamais traiter de salope ou d’allumeuse sauf si t’es pd comme un phoque parce qu’à ce moment-là, t’es assimilé à une femme et que ça devient forcément sexuel et que donc on a le droit de t’insulter voire de te punir.


Les règles sont pas les mêmes pour tout le monde, la chaleur est pas la même pour tout le monde, le danger est pas le même pour tout le monde. Lieu beaucoup trop commun.


tondu


 

Souvent, je prophétise (menace ?) que les gens autour de moi seront tondus à la libération. Parce que je suis entouré de collabos. Et parce que je ne cours aucun risque, ayant choisi de me tondre moi-même tous les dix jours…

On (s’) aime?


 

On devrait être capable de lister des choses qu’on aime bien chez nous au lieu de toujours voir ce qu’on aime pas et se dévaloriser tout le temps. Mais c’est plus facile à dire qu’à faire… Pourtant:

-J’ai zéro pattes d’oie à 55 ans

-J’ai des épaules carrées (Rien à voir avec le sport, je les ai toujours eues)

-J’ai des mollets franchement pas moches

Et vous? Vous aimez quoi chez vous?

pas le premier soir


 

« Je vous préviens, je ne suis pas du genre à coucher le premier soir. Maintenant, là, tout de suite, en plein jour, dans le premier hôtel de passe venu, ça vous intéresse? »

parfum


 

Le corps est le support du parfum comme il est le support de l’âme.


 L’âme est éternelle ? Peut-être. Mais les parfums existaient avant moi et ils existeront encore après moi. Et qui sait si l’on ne se souviendra de moi comme de quelqu’un qui sentait toujours si bon?

tablettes de chocolat (ceci n'est pas)


 

Je n’aime pas le chocolat, il n’y a aucune raison que j’ai des tablettes de chocolat. Que je ne trouve pas très belles. Et, surtout, parce que à mon âge, le ventre plat, ça demande bien trop d’efforts et que l’austérité, c’est vraiment pas mon truc… Le pire étant que je préfère les gens qui ont un peu de ventre, peut-être parce que j’ai trop regardé les tableaux de François Boucher, peut-être parce que c’est plus doux. Mais quand c’est moi, je déteste ça bien sûr, parce qu’on m’a appris à le détester. Je le montre parce que… Pourquoi pas en fait ? Pourquoi ça devrait déranger ? Être caché ?


Vous voulez que je vous dise le pire ? J’ai dû jeter un T-shirt devenu trop étroit. Pas à la taille, non, aux épaules. Et j’ai même pas réussi à en être content. C’est con quand même…


embourgeoisé


 

-Dans le fond, je suis une petite bourgeoise très femme au foyer.


-Il n’y a rien de mal à ça!


-Non, jusqu’à ce qu’elles tuent leurs maris pour s'enfuir avec leurs amants…