Je ne sais plus quand j’ai commencé à prendre des somnifères. Au XXème siècle, c’est certain. J’ai tout testé -en passant les possibilités en revue, j’ai bien vu que mon médecin était impressionné- et rien n’est vraiment efficace. Rien n’apaise ma nervosité.
En réalité, j’ai presqu’arrêté, pas parce que je n’en ai pas/plus besoin mais parce que rien n’est vraiment efficace. D’ailleurs mon médecin traitant ne rechigne pas à m’en prescrire parce que sur une année, j’ai une consommation très basse. J’en prends quand c’est « nécessaire. » De fortes doses pour m’assommer quand j’en suis au stade où je ne dors plus du tout. Pas une nuit sans dormir, non, bien plus que ça, après des nuits de deux ou trois heures. L’insomnie, ce n’est pas juste une mauvaise nuit.
S’il y a une chose que je ne supporte pas, c’est qu’on vienne me faire la morale sur le sujet. Où qu’on me prodigue des bons conseils ou des jugements à l’emporte pièce de type « mais fais une bonne séance de sport qui te fatigue vraiment et tu dormiras » parce que, surprise : non, ce n’est pas aussi simple.



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