Prendre une camomille, aller dormir et tout oublier pour quelques heures.
depuis 1971
jouer avec le feu
Alors que j’apprécie de moins en moins les bougies, parfumées ou non, je renoue avec le papier d’Arménie et l’encens. Parce que, à la senteur, s’ajoute la colonne de fumée, les volutes, ce que je trouve infiniment apaisant à contempler. A moins que, comme un enfant, je n’aime jouer avec le feu ?
renaissance
Pourquoi on s'aime bien en photo ou pas? Je n'ai absolument pas de réponse si ce n'est qu'en général je ne m'aime pas. Mais, là, je m'aime bien parce que je trouve que la photo a l'air d'être un portrait de vieillard de la Renaissance. Ce n'est pas que j'adore me voir en vieillard, plutôt que je n'ai pas du tout l'impression que c'est moi sur l'image... (On a les narcissismes qu'on peut! )
pas compris
Ça, je ne l’avais pas venu venir mais… Quelqu’un est venu me demander un conseil pour un exercice. Ça n’a aucune logique au vu de mon exécution et de mon gabarit. Vraiment, je n’ai pas compris.
solitudes
Ce n’est pas que je n’aimerais pas vivre le jour mais l’insomnie me fait beaucoup vivre la nuit et ce n’est pas si désagréable. Le monde semble se limiter au cercle de lumière de la lampe et la solitude est immense et intense, mais c’est une solitude plus douce que celle du jour, qui est une solitude au milieu de la foule, qui peut paraître triste, je le concède. La solitude de celui qui est éveillé alors que tout dort, c’est tout autre chose, quelque chose d’intime et de pensif, qui se savoure, parce qu’on a beau être insomniaque, on peut très bien être en paix avec soi-même. Et puis l’enfer c’est les autres, tout ça, vous savez bien…
rasé
J’ai craqué et je me suis rasé. Le crâne. Parce que les cheveux m’ennuient beaucoup trop. Parce qu’il n’y a que comme ça que je m’aime. Le petit côté moine ma plaît bien. Je me demande si je pourrais trouver des robes de bure doublées de soie…
orage
Le Sturm und Drang, ce n’est pas mon délire, je suis beaucoup trop classique pour ça mais il y a cependant deux moments que j’aime dans l’orage. Celui juste avant que tout n’éclate, lorsque tout semble suspendu, à l’arrêt, figé, qui ne dure parfois que quelque seconde mais semble un morceau d’éternité. Et l’après, quand le ciel semble lavé, la lumière, soudain, plus claire, plus transparente, plus pure. (Si seulement il pouvait en être de même pour nos idées…)
En ce moment, ma vie c’est surtout…
Aller chez le kiné parce que je souffre et que j’ai le bassin incroyablement raide, dixit le kiné. Je n’ai jamais été souple, mais ça ne s’est pas arrangé. Moralité, je sais pas m’assoir et, apparemment, je peux pas vivre couché. (Vraiment ? Je pourrais aimer ça pourtant !) Du coup, je vais moins à la salle mais je reste pas sans rien faire non plus…











