Il n’y a pas que les cimetières dans la vie, il y a aussi les fleurs fanées (et les maisons délabrées, dit-il habillé de rose pastel parce qu’il a le gothique discret.)
Il n’y a pas que les cimetières dans la vie, il y a aussi les fleurs fanées (et les maisons délabrées, dit-il habillé de rose pastel parce qu’il a le gothique discret.)
4h du matin, trois hommes dans une salle de sport et ils portent tout les trois un haut rose. À quel point était-ce prévisible ? C’étai notre seul point commun, probablement, mais c’était drôle. Oserais-je dire « mignon » ?
Je suis la personne la moins disciplinée et la moins motivée du monde. Oui, je sais, on ne dirait pas forcément. De même que beaucoup de gens pensent que je suis très ordonné alors que je suis une personne bordélique qui perd tout et qui s’en fout. La seule chose qui fait que je tienne le coup et aille encore à la salle m’entraîner est que c’est une routine, exactement comme le skincare. Et que je ne dois absolument pas réfléchir, juste enchaîner et répéter les mêmes exercices en étant totalement libre de penser à autre chose. Ne me dites pas que je dois me concentrer sur ce que je fais, le seul résultat que vous obtiendriez serait de me faire rentrer chez moi et prendre un livre…
Qu’est-ce que préférer un autoportrait de moi complètement flou dit de moi ? Peut-être que je n’ai pas une image très nette de moi-même. Où que j’ai grandi à l’époque des campagnes Cacharel par Sarah Moon et que je reste une éternelle jeune fille en fleurs même si j’ai l’âge d’un fruit mûr. (Blet ?)
Je me trouve vachement mieux sur cette photo que "en vrai." Dans le miroir, j’avais le ventre tout ballonné et rebondi et là il a quasi l’air plat… Notons qu’il peut : depuis deux mois, je me suis enfin mis à travailler mes abdos ce qui est à la fois pénible et inutile selon moi. Je n’ai jamais vu de progression. Enfin, si. Quand j’ai suivi des cours de yoga et que j’ai travaillé la respiration : j’ai perdu une à deux tailles de pantalon sans vraiment faire d’effort. A part que le yoga m’énervait et m’empêchait de dormir une fois rentré chez moi. Au cours, je m’endormais régulièrement pendant la relaxation à condition qu’on m’épargne le chant des baleines qui me donnait juste envie d’armer des chalutiers japonais pour les massacrer toutes tellement c’est insupportable. Qui sont les gens que ça détend ? Qui sont ces gens qui ont aimé Le Grand Bleu au lieu de mourir d’ennui ?
Il me faut bien avouer une détestation toute particulière pour les gens qui vous assènent comme bon conseil qu’il faut bien dormir, que le sommeil est important et que c’est parce que nous dormons mal que nous n’atteignons pas nos objectifs et ne sommes pas en bonne santé. Comme si c’était un choix ! Comme si un beau matin nous nous disions que finalement nous allons être insomniaques parce que dormir c’est quand même un peu banal et peu grâcieux comme posture. Nous souffrons alors FOUTEZ NOUS LA PAIX ! Et ne venez pas nous faire la morale ou nous culpabiliser pour notre bien. L’insomnie ne porte pas à la douceur, sachez-le !
Bruxelles est une ville hautement éclectique et chaotique, ce qui est assez laid mais bien à l’image de sa population très mélangée. On dit souvent qu’avec ses 185 nationalités, c’est la deuxième ville la plus cosmopolite du monde après Dubaï. Et c’est ce qui fait son charme, sa diversité, son mélange, sont côté tour de Babel où l’on parle toutes les langues.
Contrairement à ce que mes photos montrent, ce qui compte dans une ville, c’est les gens. Pas les murs.
L’esthétique de la salle de sport s’approche de l’esthétique de l’usine, quelque chose d’industriellement mécanique, répétitif, bruyant, abrutissant, qui ne demande pas de réfléchir. Honnêtement, il y a des jours où je n’en demande pas plus : NE PAS RÉFLÉCHIR.
(En vrai...)
Qu’est ce qui pousse les gens à choisir telle ou telle photo
d’eux-mêmes et à la publier sur les réseaux, la choisir comme photo de profil ?
Parfois, c’est parce qu’on se trouve bien, mais parfois, aussi, je sais qu’il m’arrive de
choisir celle-là plutôt que celle-ci même si on voit plus tel ou tel défaut, ou
si j’ai une sale tête, parce que je trouve la photo jolie, indépendamment du
modèle, ou parce qu’elle a un petit quelque chose de dramatique, ou de tendre,
ou de drôle…
Parfois, je me pose la question de ce que je montre, pour savoir si c’est trop, si mon jardin secret ne devient pas un lieu commun, à quel moment on passe du partage à l’exhibition… Peut-être aussi que c’est l’inverse des lunettes noires qui expose qu’on a quelque chose à cacher ; exposer pour garder le reste mieux caché.
Bon, je n’en suis pas à écrire la vie sexuelle de Dominique A non plus. Parce que, oui, je me souviens de l’époque ou tout le monde lisait la vie sexuelle de Catherine M (2001) et que j’avais trouvé ça très ennuyeux alors que j’avais adoré un de ses livres sur l’art contemporain, sujet auquel je ne comprends pourtant rien. Au sexe non plus ? Possible.
Jamais, je n’ai eu, faute de longueurs suffisantes et non parce que je les traitais bien, de cheveux fourchus, cassés. Je découvre que le même destin guette aussi les poils de la barbe. Non, ce n’est pas à cause de l’excès de brushings…
Rien à faire, je n’aime pas mes jambes. (Notez que les vergetures qu’on peut voir ne me dérangent pas du tout.) Je les trouve trop maigres, mal fichues, pas assez musclées, pas proportionnées au reste… Ça fait partie pourtant des zones que j’aime travailler même si je ne suis vraiment pas au point : j’en suis toujours à essayer de maîtriser la technique et tenter de faire les gestes bien. Je commence à y parvenir (mais cela explique aussi le peu de progrès ?) Serai-je du genre maladroit vous demandez-vous soudain ? Oh que oui et pas qu’un peu ; je dois avoir été conçu pour l’immobilité sur canapé.