La maison, ce n’est pas un endroit. La maison, c’est un assemblage de souvenir, de moments vécus. La maison, c’est du temps passé. Quelque chose d’irremplaçable lorsque ça nous est arraché, qui se reconstitue petit à petit, perdure, même là où nous n’étions pas chez nous. Le sentiment de maison, c’est parfois peu de choses: un peu de vaisselle emportée avec nous, quelques livres empilés sur un coin de table, des gens, un sentiment de sécurité passablement irrationnel.
depuis 1971
cohabitation
Comment les différentes parties de moi, du moi, s’assemblent-elles pour former un tout cohérent? Alors qu’on nous tient des discours de plus en plus intenables sur « séparer l’œuvre de l’artiste » je me demande comment agréger, amalgamer, rassembler. Malgré l’âge, je cherche encore qui je suis, comme si l’adolescence ne s’était jamais terminée.
montrer/cacher
Qu’est-ce que je montre et qu’est-ce que je cache? À quel point ce qui est caché apparaît en creux, est plus évident, visible que ce qui est montré? Est-ce que, à partir d’une partie, entraperçue, automatiquement l’esprit tend à recomposer le tout? À quel point nous en tenons-nous simplement à ce qui est donné à voir?
légèreté
Être léger est de plus en plus difficile. Et de moins en moins décent. En même temps, c’est parfois le seul moyen que nous avons d’éviter la chute.
racolage sur les internets publics…
Déformé, comme si l’IA avait raté son coup alors que je ne suis même pas retouché, je m’aime bien sur cette photo quelque peu racoleuse.
Ecoutez, je vais pas faire semblant de pas aimer les rares fois où je me trouve vaguement bonnasse non plus, hein! Pourquoi pas écrire une petite phrase toute faite à haute portée philosophiquement creuse tant qu’on y serait?
bruxelles
À quel point notre ville, ce qu’on connaît le mieux en général, est plus beau dans les yeux d’un étranger? À quel moment est-ce qu’on arrête de regarder pour ne plus voir que ce qui ne va pas?
changer
Il est peut-être temps que je me réinvente.
Me couper les cheveux autrement ? Ah, ben non, ça serait un peu compliqué, ça…
ombellifère
Il paraît que c’est un mot qu’on ne dit plus mais enfin, à force de lire des vieux livres et en ne rajeunissant pas moi-même, peut-être finis-je par parler comme un vieux ? Et de toute façon, si Balzac a dit ombellifère dans César Birotteau, je peux bien m’autoriser ce petit plaisir, non?
obsession du moment
L’album else de Cha Eun-Woo que je n’avais pas trouvé terrible à sa sortie. Six mois plus tard, je peux l’écouter en boucle en ayant envie de danser comme une petite sotte. Et regarder les vidéos parce que Cha Eun-Woo est loin d’être ce qui peut arriver de pire à l’écran de mon iPad…
en été...
Parfois, tout ce qu’on veut, c’est se poser et se foutre à poil. Et ça ne devrait pas être un problème. Pour personne.
en l'air...
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| bruxelles, place de la liberté, hôtel empain |
A Bruxelles, il faut regarder un peu en l’air pour trouver du charme à la ville parfois. Je passe souvent devant ce bâtiment et ce que j’aime, c’est qu’il ne « fasse pas Bruxelles » justement. Qu’il soit loin des clichés flamands, gothique, art nouveau, etc…












