l'icône


 

A Cabourg, il est représenté partout, cœur d’une vaste entreprise commerciale et touristique, comme si la ville était un parc à thème qui n’ose pas dire son nom parce que quand même culture, littérature, tout ça… C’est un peu triste (si, Marcel Proust dessiné sur les poubelles pour vous expliquer le tri des déchets, c’est triste), d’autant que ça donne un peu la sensation de connaître Proust sans l’avoir jamais lu. Mais dans le même temps, passer devant l’aquarium étrange et regarder, de la même façon qu’il a peut-être été regardé, oui, c’est quelque chose. Je trouve en outre très ironique et révélateur qu’on parle surtout des jeunes filles en fleurs en oubliant Sodome et Gomorrhe.


J’ironise un peu, mais j’aime aussi à retrouver son portrait. J’aime que même ceux qui ne l’ont pas lu et ne le liront jamais le connaissent, le citent et perpétuent son souvenir, que son œuvre reste immortelle, inoubliée même mal connue ou inconnue. S’il faut en passer par la caricature de la madeleine pour échapper à l’effacement, c’est un moindre mal.  C’est un peu comme ses gens qui vous parlent de votre grand-mère défunte que vous ne reconnaissez pas dans leurs paroles, mais à qui vous savez quand même gré de vous en avoir parler et d’avoir conservé le souvenir de l’être cher, peu importe dans le fond que leur photo soit floue, elle a quand même permis d’échapper à cette autre mort qu’est l’oubli. 

obsession du moment

 (suite)


Outre que j’adore l’acide azélaïque, je trouve qu’il y a une vraie beauté dans cet objet du quotidien, pratique et fonctionnel, quand on sait le regarder. Parfois, la simplicité paye et me ferait presqu’aimer le minimalisme. 

l'enfer, c'est les autres...


 

En ce moment, dans ma vie, il y a des gens qui ne vont pas bien et surréagissent à tout. Ils le savent et je le sais. Je devrais être capable de prendre de la distance et ne pas être affecté… Mais c’est impossible. Je suis désolé, mais la souffrance de quelqu’un n’implique pas le droit de faire souffrir d’autres personnes. J’y vois de plus en plus une forme d’égoïsme. Et je n’ai pas envie/besoin de ça en ce moment…


les gens


 

Par moment, je dois bien l'admettre,  les gens m'emmerdent. Je ne les supporte plus, je ne supporte plus le bruit qu'ils font, les mots qu'ils disent. Sans être certain que ce n'est pas moi le problème... (Mais je pense sincèrement que non. Déjà ils votent comme des cons, si ça c'est pas une preuve qu'ils sont insupportables!)

obsession du moment

 


Il y a ceux qui n’aiment pas les packagings de the ordinary, pas photogéniques (c'est complètement faux !) et manquant de glamour. Je les aime beaucoup parce qu’ils correspondent parfaitement aux produits: minimalistes et efficaces. Et j’aime beaucoup cette esthétique utilitaire et épurée. (En plus d’avoir une jolie peau.)




patine


 

L’éclat du neuf est bien sûr séduisant, mais les choses anciennes, usées, patinées, racontent une histoire et c’est souvent bien plus intéressant. C’est peut-être pour ça que je m’aime mieux à 50 ans qu’à 20 ans ?




selfies


 

Les autoportraits m’ont débarrassé de tous mes complexes en photos. Ce n’est pas moi qui fais la beauté ou non de l’image. Une belle photo, ce n’est pas la photo d’un objet beau.




Au lieu de renforcer le narcissisme, ça me détache complètement de moi-même, c’est une photo, ce n’est pas moi, je n’ai plus de gêne ou de pudeur face à l’objectif.


gothique


 

Quelque chose d’un peu inquiétant, de mystérieux, se cache dans le style anglo-normand, que j’ai toujours aimé. Il suffit d’un temps un peu sombre, que l’obscurité s’installe…




nudité frontale


 

Sans aucune fausse pudeur. Comme ça, c’est fait et on peut passer à autre chose. Je n’ai ressenti aucune gène à faire cette photo et je n’en éprouve pas plus à la publier.

rasé


 

La barbe est toujours là, mais ce fut un réel plaisir de me raser le crâne en rentrant de vacances. (J’avais laissé un peu plus long pour protéger du soleil parce que la casquette et l’ombrelle s’oublient.) 

Je crois que je ne supporte plus d’avoir des cheveux…

décomplexé


 

Je suis de plus en plus décomplexé. C’est un des rares bienfait de l’âge. « Il faudrait ne pas montrer ces vergetures ou au moins les retoucher. » Non. Pas parce que j’ai appris à les aimer mais parce que je m’en fous et que ce ne sont pas elles qui font l’image. Ce n’est pas la première chose que j’ai vue. Vous probablement pas non plus.