(suite)
Outre que j’adore l’acide azélaïque, je trouve qu’il y a une vraie beauté dans cet objet du quotidien, pratique et fonctionnel, quand on sait le regarder. Parfois, la simplicité paye et me ferait presqu’aimer le minimalisme.
Outre que j’adore l’acide azélaïque, je trouve qu’il y a une vraie beauté dans cet objet du quotidien, pratique et fonctionnel, quand on sait le regarder. Parfois, la simplicité paye et me ferait presqu’aimer le minimalisme.
En ce moment, dans ma vie, il y a
des gens qui ne vont pas bien et surréagissent à tout. Ils le savent et je le
sais. Je devrais être capable de prendre de la distance et ne pas être affecté…
Mais c’est impossible. Je suis désolé, mais la souffrance de quelqu’un n’implique
pas le droit de faire souffrir d’autres personnes. J’y vois de plus en plus une
forme d’égoïsme. Et je n’ai pas envie/besoin de ça en ce moment…
Par moment, je dois bien l'admettre, les gens m'emmerdent. Je ne les supporte plus, je ne supporte plus le bruit qu'ils font, les mots qu'ils disent. Sans être certain que ce n'est pas moi le problème... (Mais je pense sincèrement que non. Déjà ils votent comme des cons, si ça c'est pas une preuve qu'ils sont insupportables!)
Il y a ceux qui n’aiment pas les packagings de the ordinary, pas photogéniques (c'est complètement faux !) et manquant de glamour. Je les aime beaucoup parce qu’ils correspondent parfaitement aux produits: minimalistes et efficaces. Et j’aime beaucoup cette esthétique utilitaire et épurée. (En plus d’avoir une jolie peau.)
L’éclat du neuf est bien sûr séduisant, mais les choses anciennes, usées, patinées, racontent une histoire et c’est souvent bien plus intéressant. C’est peut-être pour ça que je m’aime mieux à 50 ans qu’à 20 ans ?
Les autoportraits m’ont débarrassé
de tous mes complexes en photos. Ce n’est pas moi qui fais la beauté ou non de
l’image. Une belle photo, ce n’est pas la photo d’un objet beau.
Au lieu de renforcer le
narcissisme, ça me détache complètement de moi-même, c’est une photo, ce n’est
pas moi, je n’ai plus de gêne ou de pudeur face à l’objectif.
Quelque chose d’un peu inquiétant, de mystérieux, se cache dans le style anglo-normand, que j’ai toujours aimé. Il suffit d’un temps un peu sombre, que l’obscurité s’installe…
Sans aucune fausse pudeur. Comme ça, c’est fait et on peut passer à autre chose. Je n’ai ressenti aucune gène à faire cette photo et je n’en éprouve pas plus à la publier.
La barbe est toujours là, mais ce fut un réel plaisir de me raser le crâne en rentrant de vacances. (J’avais laissé un peu plus long pour protéger du soleil parce que la casquette et l’ombrelle s’oublient.)
Je crois que je ne supporte plus d’avoir des cheveux…
Je suis de plus en plus décomplexé. C’est un des rares bienfait de l’âge. « Il faudrait ne pas montrer ces vergetures ou au moins les retoucher. » Non. Pas parce que j’ai appris à les aimer mais parce que je m’en fous et que ce ne sont pas elles qui font l’image. Ce n’est pas la première chose que j’ai vue. Vous probablement pas non plus.
C’est ambigu de parler du « désir de l’autre. » On ne sait si je désire l’autre ou s’il est question de son désir. Il n’est pas impossible qu’il soit préférable pour le désir que tout se confonde ni que le sentiment d’être désiré ne fasse quelques fois naître à son tour le désir. Avons-nous besoin de nous sentir désirables pour être désirant?
La maison, ce n’est pas un endroit. La maison, c’est un assemblage de souvenir, de moments vécus. La maison, c’est du temps passé. Quelque chose d’irremplaçable lorsque ça nous est arraché, qui se reconstitue petit à petit, perdure, même là où nous n’étions pas chez nous. Le sentiment de maison, c’est parfois peu de choses: un peu de vaisselle emportée avec nous, quelques livres empilés sur un coin de table, des gens, un sentiment de sécurité passablement irrationnel.