novembre 2025


 

nombre de visites à la salle: 18
poids: 89,1

Il m’est arrivé deux ou trois fois d’aimer ce que je voyais dans le miroir, mais je me suis bien plus souvent trouver dans le cas d’estimer mes efforts vains face à l’inéluctable vieillissement, que j’essaye malgré tout de ralentir ayant en tête les dernier mots de Madame du Barry «Encore quelques instants, s’il vous plaît, monsieur le bourreau.» 

voir les choses en face…



En ce moment, j’ai impression de passer un palier, de vieillir d’un seul coup. c’est rarement un truc progressif et lent, il me semble. Plutôt un truc qui se passe, vite et pas bien. Ou alors c’est moi qui réalise ce que je ne peux plus nier et que j’ai éviter de voir aussi longtemps que possible… Là, ce sont mes yeux qui prennent cher et mes sillons naso-géniens qui me semble avoir décider que c’était leur moment. Je mentirais en disant que ça me fait plaisir mais je me dis que c’est comme ça et qu’il faut faire avec.

Pour vous aussi, c’est d’un seul coup, un choc devant le miroir en vous disant « mais c’est moi, ça? »

esthétiques


 

Le passage de la galerie Art Nouveau à la galerie Art Déco m’a causé un malaise presque physique. Je crois bien que je n’aime que les courbes et que les formes droites me mettent mal à l’aise, que je n’aime pas cet art que je trouve froid, raide et prétentieux, un art fait pour les riches, qui a un peu trop bien accompagné la montée des fascismes… Je crois que mon sens du style et ma perception du beau s’arrêtent en 1914. Après, je ne comprends plus, je suis perdu.

la barbe blanche

 


Attribut arboré fièrement d’un vieillissement qui s’installe, cette barbe blanche un peu trompeuse pourrait faire croire que je suis en paix avec l’idée de vieillir, que je l’accepte de plus ou moins bonne grâce ou au moins avec résignation. C’est un peu plus compliqué dans une époque qui ne tolère le poil gris que sur des corps minces et fermes, des corps qui ont le droit de vieillir à condition d’afficher une jeunesse qui fera dire qu’il ne fait pas son âge, qu’il est bien pour son âge et surtout ne montre pas la dégradation, la souffrance, le pli d’amertume, la fesse qui tombe ou l’articulation déformée.


Pourtant, vieillir, c’est une succession de petits deuils physiques.  Ceux des choses que nous ne feront plus parce que pas la force pas l’énergie. Ceux d’une image de soi qui change sans qu’on s’en rende compte, s’habituant peu à peu, se sentant toujours le même jusqu’au moment ou une photo d’il y a dix ans nous oblige à reconnaître que « ah oui, quand même, j’ai morflé… »


Vieillir, ça m’emmerde. Je l’accepte uniquement parce que je tiens à ce que ça se passe bien et que le déni n’est pas une solution très efficace sur le long terme. Vieillir, ça m’emmerde parce que c’est une limitation qui s’impose et de la souffrance qui s’ajoute. Ça me fait peur, mais je préfère regarder en face. 


Memento mori


 

obscurité


 

Il parait que les jours s’allongent petit à petit. Mais tous les blogueurs qui n’ont pas un studio photo sous la main vous le diront: c’est quasi impossible de faire des photos un peu jolies en ce moment. À moins de tricher et de faire du noir et blanc bien sûr, quoique même comme ça, tout reste sombre, obscure. Ce qui peut certes passer pour un choix artistique ou une vision de la vie. Consolons-nous en pensant à tout ce que cela dissimule, qui nous permet de passer pour jeunes et jolie. (Avec un parfum bien choisit, je vous jure qu’on peut y croire.)

positions...


 

La salle de gym, c’est aussi un ensemble de positions parfois inconfortables, souvent humiliantes et pour peu que le lieu soit un peu étroit et mal agencé, c’est un endroit dans lequel il arrive régulièrement qu’on ai la tête dans un entre-jambe ou sur un fessier que nous n’aurions pas nécessairement choisi. Alors, les haaaaaaa!, han!, râles et soupires, on s’en passera volontiers ; les gars, épargner nous la bande son de mauvais pornos, c’est déjà assez gênant comme ça. Oui, oui, même quand vous avez un joli petit cul tout musclé, merci, mais non merci, on n'est pas là pour ça ! 



physique

 


Physique, Vince Alleti, 2025




Entre hommage photographique à l’art classique et ode au sport, au corps sain, l’érotisme queer a déjoué la censure en beauté. Reste des images superbes et toujours inspirantes. Un livre à feuilleter, pas seulement par les amateurs de camp et les nostalgiques du péplum à culturistes en minijupe. 



Quand on me cherche…


… on me trouve. En général, sous le plaid qui est posé à côté d’une tasse de thé.


 

sphynx mystérieux


 

Charles Van der Stappen, Sphinx mystérieux, 1897.

Musée Royal d'Art et d'Histoire, Bruxelles.






leg day


 

Je ne sais pas pourquoi leg day s’est imposé comme terme, puisque je pense surtout à mes fesses comme… beaucoup. (Beaucoup qui pensent à leurs fesses pas aux miennes qui n’intéressent pas grand monde.) 


Mais au moins, aujourd’hui, c’est fait.

voir


 

Peut-être qu’on ne se voit pas changer parce qu’on ne s’est jamais vu comme on était ? Et peut-être qu’il faudrait aller chez l’ophtalmo voir si les lunettes de vue ne doivent pas être adaptées aussi. 

(Mais surtout il ne faut jamais se regarder dans le miroir avec ses lunettes de lecture. JAMAIS.)

brussels by night


 Je vis la nuit mais ce n'est pas la fièvre du disco, c'est l'insomnie et un certain plaisir à être seul dans les rues de la ville où tout semble plus joli. (Et si j'étais une femme, je serais mort de trouille bien sûr parce que mon inconscience à des limites.)