kink

 the 41 issue
a magazine by Paco y Manolo


Publié en espagnol et en anglais, Kink hésite entre les genres. C’est à la fois un livre de photographies, des collages, un journal, des jeux sur la typographie mais en tous cas un objet d’art. C’est un objet résolument homosexuel qui montre des portraits, de fières nudités, et certains trouveront peut-être que ça flirt un peu trop avec l’érotisme et la pornographie.




Mais comment montrer les membres d’une communauté qui se définit par sa sexualité sans montrer le sexe ? Quand le sexe et tous l’enjeu, ne pas le montrer, ne pas en parler, c’est un peu un problème, non ?




Je ne suis pas du genre à monter les fesses à l’air sur un char de la gay pride, mais je comprends l’utilité de la chose. Qui peut être perçue comme inconfortable par le spectateur. Mais parfois il faut lui montrer ce qu’il ne veut pas voir. Pour ne pas être toléré seulement tant qu’on fait semblant de ne pas exister. 




L’argument « oui, mais il y a des enfants qui voient ça » est particulièrement dérangeant. J’ai grandi dans un environnement où l’hétérosexualité était omniprésente, montrée, remontrée, évidente et explicite tous médias confondus. Pour ma propre sexualité, mes envies, je ne voyais rien, je n’apprenais rien si ce n’est une immense solitude…

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire