mains


 

Je déteste mes mains. Je les trouve hideuses. Je les soignes. J’ai la peau douce et les ongles coupés courts et propres, mais, rien à faire, l’atavisme est bel et bien là et j’ai des mains d’ouvrier agricole et non de duchesse.

la vie des formes



Emanuele Coccia et Alessandro Michele mêlent mode et philosophie d’une façon que j’ai trouvée particulièrement déconnectée de la réalité et franchement prétentieuse. L’idée m’avait semblée intéressante, la présentation graphique est réussie mais au fil de la lecture, je me suis souvenu avec acuité que j’avais toujours trouvé les vêtements du second particulièrement vilains. (Je crois bien n’avoir jamais aimé aucune collection Gucci, même à l’époque Tom Ford.) Reste qu’en lisant, je ne sais toujours pas si c’est parce qu’il y a derrière les vêtements une idée sans intérêt où si l’écriture n’est là que pour justifier les laids vêtements. Mais dans le fond, qu’importe? 

vanités


 

Passion vanités et memento mori parce que la conscience de la fin a quelque chose de rassurant et aide à profiter de l’instant présent. Mais bien sûr, la du Barry en moi continuera probablement encore à demander « encore quelques instants, s’il vous plaît, monsieur le bourreau… »

Journaux intimes


 

Nos ancêtres avaient des journaux intimes, nous avons des galeries de  photos dans nos téléphones qui raconteront notre histoire en selfies. Nos ancêtres n’étaient pas tous de grand écrivains, nous ne sommes pas tous de grands photographes, mais peut-être que toutes ces images mises bout à bout finiront par raconter une histoire?

changement de programme


 
Votre gym queen préférée, ou alors juste moi, a décidé de profiter des vacances pour repenser un peu sa façon d’utiliser la salle et de revoir un peu sérieusement son programme. Bien sûr, j’ai fait les choses à l’ancienne en me renseignant dans des livres plutôt qu’en demandant à l’intelligence artificielle en profitant des vacances pour prendre mon temps. Je n’avais vraiment aucune raison d’être pressé. Ce sera donc un changement qui correspondra au changement d’année civile et, ma foi, pourquoi pas, ça place des repères facile pour voir si il y a évolution, si c’est positif…

En attendant, sachez que j’en ai bavé avec des charges plus légères à la première séance. Tout n’est pas qu’une question de poids, les enchaînements, la façon de placer les exercices entre eux comptent plus que je ne le croyais. (Vous noterez donc que, oui, il m’arrive d’écouter les conseils.) Et si ça se trouve, je serai perclu de douleurs comme un petit vieux, que je suis, dans les jours qui viennent.

précieuse


 

C’est avec beaucoup de plaisir que j’ai lu les guerres précieuses de Perrine Tripier, roman sensoriel des souvenir et de l’attachement, mais je dois bien dire que je l’ai acheté pour la plus frivole des raisons, ce mot « précieuses » que j’aime tant, qui m’évoque forcément le XVIIème siècle et ces présomptueuses qui avaient l’audace de croire qu’elles valaient quelque chose. Ce que les hommes ont bien sûr ridiculisé.

26 décembre

 


On est le 26, c’est fini, vous m’éteignez toutes les loupiotes, vous rangez les boules et les guirlandes, c’est bon, c’est fini, VITE. 


Oui, je suis comme ça, j’ai du mal avec les décorations de Noël pendant tout le mois de décembre (et de plus en plus en novembre aussi maintenant) mais alors, le 25 au soir, il faut me virer ça. Mais on a le droit de garder la crèche si on a fait arriver Jésus que le 25 et qu’on attends l’épiphanie pour les rois mages.

cadeaux


J’adore faire des cadeaux ou plutôt les préparer, les emballer. C’est le seul bricolage auquel je m’adonne, la seule chose que je sache faire de mes dix doigts sur deux mains gauche, mais avec un peu de papier et deux bouts de ficelles, je m’amuse comme un petit fou, refusant absolument de mettre du papier collant parce que ça doit tenir avec la ficelle et puis c’est tout…




Mais je DÉTESTE vraiment les gens qui déballent précautionneusement. Quand j’offre, je veux que le paquet soit déchiré avec impatience, que ce qui m’a pris du temps à emballer soit mis à jour en quelques secondes…




cruauté

 

Il y a une infinie cruauté dans l’éclat des fêtes qui apporte un relief si particulier à la solitude et à la tristesse. C’est probablement pour ça que je les ai toujours refusées. Et parce que je frémis à l’idée de voir du monde et d’être aimable. Mais je ne peux m’empêcher d’éprouver de la compassion pour ceux qui vivent mal cette période. Vous me direz qu’ils peuvent toujours appeler SOS-détresse amitié… (rire de hyène dont je réalise qu’il est terrible, mais c’est aussi une forme de politesse que de rire.)

 


fuck


 

Il m’arrive de faire demi-tour parce que je suis sorti sans elle. J’adore ma bague fuck à ce point, sans elle, je me sens presqu’incomplet. Peut-être parce qu’il n’y a pas une journée ou je n’éprouve l’envie d’envoyer le monde aux  cent mille diables.

photographe


 

Quelqu’un m’a dit que mon refus de prendre la moindre photo avec mon téléphone mais de toujours sortir mon appareil photo (même pour un vulgaire selfie de salle de sport) faisait de moi un photographe. Je ne suis pas convaincu. C’est juste que je ne maîtrise toujours pas mon téléphone alors que j’ai un Canon depuis… 1988 ? Alors, forcément, j’ai fini par maitriser un peu le truc. Quoique… En réalité, je fais toutes mes photos avec exactement les mêmes réglages ou presque. (En conditions très lumineuses, je dois m’adapter mais je vis à Bruxelles, les conditions très lumineuses existent à peine ici !) Donc, non, je ne me considère pas du tout comme un photographe.

froid


 
Je remets mon bonnet parce que IL FAIT BEAUCOUP TROP FROID POUR MOI. Les signes qui ne trompent pas: les yeux qui pleurent et les décharges électriques tout le temps…



solstice

 


La longue nuit, celle où nous avons désespérément besoin des lumières pour éclairer le monde.

miroir magique sur le mur...


Il m’arrive de me demander comment les gens vivaient avant l’époque du miroir banalisé, de notre image démultipliée, reproduite, affichée constamment. Quelle conscience avaient-ils d’eux-mêmes ? Quel regard posaient-ils sur l’autre ?

Loin de moi l’idée de penser que c’était nécessairement mieux. C’était peut-être juste autrement.



 

BDSM



Quand je vous dis que, la salle, c’est de la torture ! On s’enchaîne volontairement, On souffre le lendemain, on en est fier et on en redemande… (Enfin, pas moi, je sais m’arrêter avant, doser mon effort.)


 

thé

 




C’est la saison des boissons chaudes, des thés très forts, dont on serre la tasse entre nos mains glacées, en regardant par la fenêtre et en se disant que c’est mieux à l’intérieur…

(Ici, un pu-erh, noir comme la nuit.)


dos


Aujourd'hui, c'était dos. Résultat: j'ai le dos un peu raide mais je suis content de moi puisque c'est passé et que je n'aime pas vraiment ça. Même si c'est ce qui fait le plus de bien, c'est le moins amusant...

 

le corps vieux (suite)



Dominique, bientôt 55 ans, refuse de devenir invisible parce qu'e son corps est moins esthétiquement correct qu'un corps de 20 ans, d'être sage parce qu'il aurait passé l'âge du désir.



le corps vieux



Catherine Vincent, le corps vieux, Michalon, 2025



à suivre parce que... non.

 

lourd


 


Porter plus lourd ou faire autre chose ??? Changer, c’est plus amusant. En ce moment, ne me demandez pas pourquoi, je suis surtout en mode « à la poulie, c’est mieux » peut-être parce que ce sont les machines qui ne m’ont jamais intéressé et qu’elles ont le charme de la nouveauté ? Ou alors parce qu’elles sont vraiment plus efficaces ?


(Sinon, j’aime bien cette photo, ce point de vue qui change un peu… et que je risque de réemployer quelques fois.) 


narcissique


 

En vrai, pas tant que ça. Je continue sincèrement à trouver que je suis la chose la moins intéressante dans mon petit univers.  C’est juste que je passe beaucoup (trop) de temps avec moi-même et pas assez en compagnie des fleurs. (Mais vous n'avez pas fini de me voir.)

flemme


 

En ce moment, c’est beaucoup flemme. Et on repart sur la toux, être un peu fiévreux, bref les bonnes excuses pour en faire le moins possible…


décence


 

Il m'est déjà arrivé de penser que certaines tenues de sport étaient indécentes et de juger un peu les gens qui les portaient. Et il m'est déjà arriver d'en porter. et de me juger? Oui, sans doute un peu.

cap'taine


 

Je suis complètement obsédé par le marin, par les pulls marins. Et les cabans. En plus de la barbe blanche, je ne vous en voudrai pas si vous m'appelez Cap'taine Igloo.




annuler noël


Un des rois mages est en morceaux. Désolé, les gens, on va devoir annuler Noël...

 

photos de moi...


 


Finalement, les photos de moi que je préfère sont celles où ne ne me voit quasiment pas. Mais être deviné, c'est bien aussi.

la tête près du bonnet


Tout ce que je peux voir sur cette photo, c'est la marque du bonnet que j'ai mis pour venir à la salle et qui est encore là. Oui, je sais: j'aurais facilement pu retoucher. Mais je focaliserais alors sur autre chose, que j'aurais aussi du retoucher puis... Au final, on aurait une œuvre graphique et plus du tout une photo de moi. Au mieux quelqu'un qui m'aurait vaguement ressemblé.

 

petites phrases


 

L'intention d'afficher ce genre de petite sentences est tout à fait louable et je sais que celle-ci est totalement juste mais mon cynisme ne peux pas s'empêcher de dire "sauf si tu te lâche un altère sur le pied" ou quelque chose du genre parce que... être positif, vraiment, c'est pas mon truc.

motivation


 



Choses qui motivent:

-ne voir personne pendant une heure

-bien aimer sa nouvelle tenue

-écouter de la mauvaise musique

-… 

encens


 

Autre forme de parfum : de l’encens japonais parfumé au santal. C’est un moment de sérénité. Je peux regarder les volutes de fumée sans me lasser pendant des heures. Je crois que c’est presque plus visuel qu’olfactif pour moi. Et c’est nettement plus apaisant que les bougies. Vous ne trouvez pas ?

changer



Parfois, à la salle, changer un tout petit truc dans la routine fait une différence (du genre avoir des courbatures le lendemain) et rappelle à notre bon souvenir que le confort et l'habitude doivent parfois être un peu bousculés.