à propos de ce week-end...

 


Avec la neige et le verglas, je me sens prisonnier des conditions météo, détestant encore plus que le froid et l’humidité glisser et me casser la jambe. (Ou au minimum me fouler la cheville.) Être confiné me plaisait beaucoup plus parce que j’étais aussi dispensé de l’obligation de sortir pour aller au bureau et voir des gens… Il me reste donc à faire contre mauvaise fortune bon cœur et à rester cloîtré avec des litres de thé et de la lecture.

 



Belle de sang d’Inga Gaile est un roman qui retrace la vie de femmes depuis la seconde moitié du XXème siècle. C’est un roman choral qui commence dans un camp de concentration en Allemagne et se poursuit dans un kolkhoze en Lettonie et qui raconte l’oppression et l’utilisation par les hommes. C’est un roman très violent, très dur, parce qu’il raconte la violence et la dureté. Une lecture laborieuse, difficile qui m’a pris du temps. Est-ce que j’ai aimé ? Honnêtement, je ne sais pas, je pense que aimer n’est pas le verbe adéquat, mais je ne regrette assurément pas de l’avoir lu.

 



Autre livre, autre ambiance, parce que j’avais besoin d’un peu de légèreté même s’il faut dire le mot légèreté assez vite : l’amulette de Michael McDowell, lu en un jour. Un très bon page turner dont les 500 pages se dévorent d’une traite. Avec les éléments qu’on aime retrouver chez l’auteur : le mystère quelque peu fantastique, la cruauté, la vengeance implacable, d’innocentes victimes de machinations sordides et invraisemblable… Et puis, soyons honnêtes, une édition poche de Monsieur Toussaint Louverture très jolie, avec une couverture qui fait plaisir avec ses dorures et ses détails qui racontent l’histoire sans rien dévoiler. Et qui est plutôt photogénique.

eaux


 

La nature pourrait ne pas me manquer, je suis un pu citadin qui s’accommode très bien de la pierre et du béton, même si je m’extasie toujours devant le moindre pétale, les fleurs en vases me suffisent. Mais j’ai beaucoup de mal à vivre là où il n’y a pas de cours d’eau. Les villes sans ruisseau, sans rivière ou sans fleuve me paraissent incomplètes. Quelque chose (me) manque. Je trouve ça très reposant, l’eau, très ressourçant. (LOL) À condition de vivre loin de toute possibilité d’inondation. 

racolage sur les internets publics


 

#mêmepashonte


Dans le même temps je continue à refuser obstinément de jouer le jeu et de faire des vidéos, des reels ou autres abominations qu’on veut nous imposer à grand renfort d'algorithmes toujours plus pervers. Et que je trouve vulgaires. Oui, je sais, venant de quelqu’un qui tire sur son décolleté pour exposer ce sein que vous ne sauriez voir, c’est un peu fort de café de jouer les effarouchées devant tant de vulgarité. Sauf que je ne bois pas de café et que la team thé a toujours raison.

choix et priorités


 

A force de voir passer tous les influenceurs fit, j’ai une véritable saturation et un formidable dégoût. Ce qui m’énerve le plus est probablement le discours « c’est un choix. » Quand j’en ai vu un qui insistait pour démolir une fille qui disait que c’était un privilège de pouvoir faire du sport régulièrement, que ça demandait du temps et de l’argent, j’ai vraiment eu l’envie de lui coller des claques. Parce que, OUI, c’est un privilège que beaucoup n’ont pas que d’avoir du temps à consacrer au sport. Avec les temps de trajets, comptons deux heures. Comme ce sont les mêmes qui vous disent que c’est important de dormir ses huit heures parce que la récupération et surtout le sommeil, c’est LE moment où le corps se construit, on est à 10 heures par jour. C’est énorme. Bien sûr que ce n’est pas possible. (Notez que « vous devez dormir, vraiment, c’est important » est aussi particulièrement agaçant. Comme si être insomniaque ou devoir mettre le réveil tôt, c’était pour le plaisir… Nous ne sommes pas tous des ados qui font la fête où jouent aux jeux vidéo. Je dis ça mais adolescent, j’avais déjà des problèmes d’insomnie…) 




Et puis surtout « c’est un choix, c’est une question de priorité » mais oui et merci de ne pas juger. Parce que si des gens ont d’autres priorités, peut-être qu’ils ont raison. Peut-être qu’il y a des trucs plus intéressants à faire dans la vie que pousser de la fonte. S’il faut choisir entre une heure de sport et une heure de lecture, je pense sincèrement qu’il vaut mieux lire un bon livre. C’est meilleur pour les neurones et la santé mentale. Merci de considérer qu’il y a des choix plus respectables que les nôtres.  (Mais pas voter pour l’extrême droite, ça, ce ne sera jamais respectable.) 




Et au cas où vous en doutiez, je suis très très conscient d’être un privilégié. (Même si j’avoue que sans insomnie, il n’y aurait probablement pas de sport.) 


not-so-tiny secrets


 

J’ai littéralement grandi dans le papier, mon père était imprimeur. Je ne sais pas résister à un carnet de plus. J’adore la sensation, les possibilités de la page blanche, qui reste trop souvent blanche parce que la noircir, c’est l’abimer. Forcément, ce tout petit carnet, il me le fallait…





Maintenant, il ne me reste plus qu’à me créer des secrets pour avoir quelque chose à écrire.

neige


 

Oui, je sais, la page blanche, tout qui prend soudain des allures de signe mystérieux. Mais on ne m’ôtera de l’esprit que la neige n’est que de l’eau très froide, une abomination.

imparfait


 

Normalement, je ne devrais pas aimer cette photo d’après le sport, avec encore mon sleeping masque ou ce qu’il en reste sur la face parce que, non, je ne fais pas de routine pré-sport, et de la sueur en prime qui marquent bien tous mes pores et sur laquelle, on voit en plus mes poches, qui sont généralement cachée par les montures de mes lunettes. Pour un blogueur bowtay, ça ne fait pas très sérieux.  Mais je l’aime bien. Je me fiche de ne pas être parfait dessus et je me fiche que vous le sachiez. En partie parce que je pense que vous étiez déjà au courant…

mise en garde

 


Instagram me montre en ce moment tous les influenceurs fitness de son catalogue, en ayant même le bon goût de mettre en avant ceux qui se spécialisent dans les vieux de plus de cinquante ans. Voilà qui pourrait-être motivant. Ou une bonne stratégie commerciale puisque beaucoup semblent avoir quelque chose à vendre, même si ce n’est parfois qu’eux-mêmes et leur corps de rêve. C’est en vérité plutôt une mise en garde tant ces gens semblent n’avoir rien d’autre, pas la moindre personnalité en dehors de leurs corps et de leur bonne santé apparente. Il y a les heures passées à la salle, les heures passées à penser à ce que l’on mange, comment et quand on le mange, à récuppérer parce que c’est important de dormir pour faire du muscle, que ça se compte, se mesure aussi, et …

 

Je ne veux pas consacrer ma vie à mon corps, je veux juste m’intéresser à mon corps pour avoir une bonne vie, du plaisir, être fort pour faire des choses, profiter, résister. Je veux un corps qui soit une partie d’un univers, pas un corps qui devienne tout mon univers parce que ce serait trop triste, trop vain. Par pitié, le jour où je dirai des choses du genre « Ah, non, aujourd’hui je dois aller à la salle faire ma séance d’iso de pecs, c’est non négociable. » arrêtez-moi, remettez-moi à ma place.

 


motivation


 

S’il ya un épisode de podcast intéressant, j’irai. Sinon, j’irai pas…

douceur de la musculation


  

Martin Page, douceur de la musculation pour les artistes, les queers, les femmes, les inadaptées, les vieux, les handicapés, les neuroatypiques, les parents, les pauvres, les non-conformes, les dégoûtées du sport.




Je cochais bien trop de cases que pour ne pas acheter ce livre que je n'ai pas regretté parce que c'est toujours bien de se voir rappeler que moins un lieu nous semble fait pour les gens comme nous, moins un lieu nous semble accueillant, plus nous devons l'investir parce que sinon il n'y aura jamais des gens comme nous. 


(Et, aussi, parce que nous avons besoin d'être fort dans ce monde qui ne nous veut pas que du bien.)

par la fenêtre


 Donnez-moi une vue et je suis heureux. C’est mon côté Tante Léonie.  Je suppose que cela remonte à l’enfance, à la maison en face de l’église, lorsqu’avec ma mère nous nous mettions à la fenêtre pour regarder les paroissiens à la sortie des messes et cérémonies et commenter les tenues arborées comme nous l’aurions fait si nous avions assisté à une présentation de mode. C’est à dire sans aucune pitié.

premier janvier



Le premier janvier est un jour que j’ai toujours trouvé déprimant. Chargé, lourd et indigeste, plein de contraintes et d’obligations depuis l’enfance et les visites aux vieilles tantes pour présenter les bons vœux, la rediffuision de Sissi à la télévision, devoir être sage pendant que les adultes boivent encore de l’alcool, la fatigue et la fin des congés, l’obligation de devoir recommencer tout exactement comme avant. Le premier janvier, c’est la déprime du dimanche après-midi avec l’estomac lourd et une abominable impression de temps perdu, gâché.