Le contre-jour, ça fonctionne assez mal pour montrer les choses, mais ça découpe joliment, c’est facile de montrer tout ce qu’on veut cacher comme dirait Isabelle et c’est bien de cacher des choses parfois…
gothique
Il est probable que je sois la personne la moins gothique de l’univers : j’ai tendance à me moquer en compagnie de Jane Austen, parce que dans le fond, je suis très classique (mais pas toujours raisonnable.) Ce qui ne m’empêche pas de me précipiter sur un parfum qui sent la vieille église et d’adorer les histoires de vampires. (Mais en Pléiade parce que je suis snob.) Et de faire des photos en noir et blanc très sombres…
siestes
Quoi de plus délicieusement voluptueux que ces réveils de trop longues siestes qui laissent le corps totalement détendu, presque brisé, enfin en paix, comme incapable de la moindre agitation, de la plus infime tension?
Mais c’est peut-être là ce que connaissent tous les matins les gens qui passent de bonnes nuits?
je est un autre
C’est un peu compliqué de se prendre de dos, mais pas
impossible et dans un sens, c’est plus facile. Je me reconnais encore moins, je
peux vraiment me considérer comme un objet, être totalement détaché et ne
penser qu’à l’image et non à mon égo, qui n’est jamais bien loin quand il est
question d’autoportrait…
basculement
réflexions
La réflexion à laquelle j’ai le plus souvent droit depuis que ma barbe pousse, celle qui se veut spirituelle, c’est « et tu postules le rôle de Père Noël ? » qui témoigne d’un esprit aussi plat qu’une piste cyclable néerlandaise. Elle ne m’ennuie pas du tout, elle me permet juste de faire un tri et de m’apercevoir que certaines personnes dont j’espérait mieux sont plus communes qu’un hall de gare à une heure de grande affluence.
photo ratée...
Que je trouve très réussie. J’aime bien le flou. Pas au
point de le faire exprès, ce serait ridicule, mais j’aime le hasard qui demeure
quand on prend une photo.
poids
Officiellement, je suis en surpoids avec un IMC de 28,4. Officiellement aussi, je m’en fiche royalement même si je passe mon temps à me peser. J’ai déjà été plus gras et je le vivais plutôt bien même si j’ai fait un peu attention parce que je ne voulais pas que ça continue sans s’arrêter, parce que, ok, il y a un moment où ça devient pénible pour bouger.
Evidemment, je ne me trouvais pas, ne me trouve toujours pas ni beau ni bien parce qu’on nous apprend à nous détester… Alors même que quand je regarde autours de moi les différentes morphologies, je ne peux même pas dire que certains gabarits me paraissent moche ou pas désirables. Ce n’est même pas une question d’indulgence plus grande pour les autres que pour soi. Je ne suis pas indulgent, je peux vraiment trouver des gens gros beaux. La beauté, ce n’est pas une question de poids. Ni un but en soi, d’ailleurs. Mais vraiment, on vit dans un monde qui fait tout pour qu'on ne s'aime pas, histoire de nous vendre… une panoplie complète, pas la peine de détailler.











