low cost


 

La façon dont j’ai choisi la salle que je fréquente n’a rien de glorieux : j’ai été très égoïste et inconséquent. J’ai pris un abonnement dans une chaîne low cost parce que je n’avais besoin que du strict minimum, des salles près de chez moi, de mon travail, avec des horaires larges. Je n’ai absolument pas pensé à me renseigner quant aux conditions de travail des employés, qui doivent être low cost aussi, j’ai juste payé à la grosse chaîne dont on dira peut-être qu’elle met le sport à la portée de tous, qu’il y a plus de mixité sociale que si j’allais dans une enseigne un peu plus chic. 

La réalité, ce sont des abonnements vendus à l’année à beaucoup de gens qui vont au maximum quelques semaines à la salle avant de laisser tomber et, pour ce qui est de la mixité, il me semble que c’est surtout moi qui l’apporte parce que je ne me fonds pas dans le décor avec mes baskets roses et mon air revêche de vieux pédé snob. (Oui, il faut une occupation queer de l’espace !) Reste qu’en vrai, ce n’est pas un endroit très fréquentable et peut-être aurais-je dû prospecter plus. 

Cela dit, je croise des gens qui n’aurait pas les moyens de fréquenter un endroit plus respectueux de certaines valeurs et on en revient à un vieux vrai problème du désinvestissement publique alors que des lieux comme une salle de sport ont une véritable utilité sociale. Comme à chaque fois quand l’état abandonne au privé, c’est le capitalisme qui gagne, pas les citoyens…

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