Avec la neige et le verglas, je me sens prisonnier des
conditions météo, détestant encore plus que le froid et l’humidité glisser et
me casser la jambe. (Ou au minimum me fouler la cheville.) Être confiné me
plaisait beaucoup plus parce que j’étais aussi dispensé de l’obligation de
sortir pour aller au bureau et voir des gens… Il me reste donc à faire contre
mauvaise fortune bon cœur et à rester cloîtré avec des litres de thé et de la
lecture.

Belle de sang d’Inga Gaile est un roman qui retrace la vie
de femmes depuis la seconde moitié du XXème siècle. C’est un roman choral qui
commence dans un camp de concentration en Allemagne et se poursuit dans un
kolkhoze en Lettonie et qui raconte l’oppression et l’utilisation par les
hommes. C’est un roman très violent, très dur, parce qu’il raconte la violence
et la dureté. Une lecture laborieuse, difficile qui m’a pris du temps. Est-ce
que j’ai aimé ? Honnêtement, je ne sais pas, je pense que aimer n’est pas
le verbe adéquat, mais je ne regrette assurément pas de l’avoir lu.

Autre livre, autre ambiance, parce que j’avais besoin d’un
peu de légèreté même s’il faut dire le mot légèreté assez vite : l’amulette
de Michael McDowell, lu en un jour. Un très bon page turner dont les 500 pages
se dévorent d’une traite. Avec les éléments qu’on aime retrouver chez l’auteur :
le mystère quelque peu fantastique, la cruauté, la vengeance implacable, d’innocentes
victimes de machinations sordides et invraisemblable… Et puis, soyons honnêtes,
une édition poche de Monsieur Toussaint Louverture très jolie, avec une
couverture qui fait plaisir avec ses dorures et ses détails qui racontent l’histoire
sans rien dévoiler. Et qui est plutôt photogénique.