Novembre devrait être le mois du bilan : voilà un an que je suis retourné à la salle donc en principe, j’ai le recul suffisant pour juger des résultats. Il est évident que je ne vois personnellement rien, ce qui est passablement frustrant, si ce n’est que je n’ai plus de souci de dos ou d’articulation, ce qui est très positif mais… La disparition d’un inconvénient est-elle exactement la même chose que le gain d’un avantage ? Je n’en suis pas persuadé.
Si je prends des choses un peu objectives, je constate que je porte plus lourd, que je progresse lentement mais surement, même si je continue à chercher ce qui pour moi serait le bon rythme, la séance idéale, etc. Tout en sachant que ce qui est répétitif n’est pas nécessairement pour moi et que j’ai besoin de varier un peu les exercices, préférant à un moment les poids, libres, à un autre les machines… En ce moment, j’aime bien les poulies.
De la même façon, je trouve plus facile/plus agréable/plus intéressant de travailler telle ou telle partie du corps selon les moments. J’imagine que ça doit s’équilibrer final ? Une de mes hantises étant ces corps monstrueusement disproportionnés des gens qui ont fait une fixation sur telle ou telle partie de leurs corps. Mais rien à faire, je n’aime toujours pas ça !
En un an mon poids n’a pas bougé du tout. J’ai pesé entre 91 et 89 kg mais mon corps à quand même changé : j’ai perdu en tour de taille (très peu), j’ai gagné en tour de bras (très peu aussi) et comme je ne pense pas que le gras ait migré, je suppose que j’en ai perdu un peu et que j’ai gagné du muscle. Dans ce sens, ma garde-robe a du changer un peu : certaines vestes sont devenue trop étroite en carrure et j’ai même dû acheter des chemises en XL parce que la version L était trop étroite des bras… (Mon gabarit n’étant pas du tout impressionnant, je me demande ce que font les culturistes et où ils vont s’habiller ?)
C’est évident mais, comme je ne perçois pas le changement, je ne m’aime pas plus qu’avant (ce n’était pas le but non plus), en sachant que j’ai de la chance, je ne me suis jamais vraiment détesté non plus. Je ne suis pas forcément à l’aise avec mon corps, ni plein de confiance, j’ai des complexes comme tout le monde, mais j’ai quand même la chance d’avoir un rapport plutôt serein avec lui-même si j’ai un regard critique, très, trop, parce qu’on est tous comme ça, merci la société… Bien que le fait d’être de sexe masculin joue beaucoup, il y a énormément plus de pression et de contrôle du corps de femmes c’est évident. (Mais rassurez-vous, je me suis déjà pris dans les dents que je n’étais pas fuckable et j’imagine que pour beaucoup j’ai très probablement passé la date de péremption et que je devrais me cacher. L’avantage de vieillir, c’est qu’on se fiche de plus en plus de ce genre de commentaires. Mais sur le coup, ça fait toujours mal.)
Ai-je été aussi régulier que prévu ? Presque. Le plus dur, ça reste de s’y remettre après une interruption. MAIS AUSSI : le plus dur c’est d’aller à la salle en plein jour. Vraiment, voir des gens, je ne supporte plus et je suis au bord d’aimer mes insomnies. Et pour ceux qui me trouve courageux, non, vraiment pas. C’est un choix, c’est donc un confort d’aller à la salle à 3 AM, les vrais courageux, ce sont ceux qui n’ont pas d’autre choix que d’aller travailler à cette heure-là. Même si je dois parfois me mettre des coups de pieds au derrière, surtout en hiver, parce que ce serait quand même sympa de lire un bon livre en buvant du thé, bien plus que d’aller soulever de la fonte…
On en reparle dans un ans, j'ai fait beaucoup trop de texte (qui n'intéresse personne donc un grand merci à ceux qui sont arrivé jusqu'ici.)







J’ai tout lu et j’aime je comprends …
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